L'écriture du tibétain

L'écriture du tibétain

 

Caractéristiques

Le Tibétain appartient à la famille des langues tibéto-birmane. Le tibétain est très différent des langues voisines (tant dans sa syntaxe que son vocabulaire) comme l’hindi, le Nepali, le chinois ou les langues turques. De part son immensité, le tibet possède de nombreux dialectes, dérivés du vieux tibétain mais avec une proximité du tibétain littéraire.
Le tibétain parlé possède plusieurs registres, allant du tibétain ordinaire au tibétain honorifique, utilisé en fonction des personnes à qui l’on s’adresse.  Une autre caractéristique de cette langue est la langue liturgique qui utilise le tibétain littéraire appliquant une terminologie philosophique et spécialisée dans les enseignements (Dharma).

 

Historique

C’est le Roi Songtsen Gampo (né vers 609-613 - mort en 650) qui fut à l’initiative de la création de l’écriture du Tibétain. Ce roi religieux favorisa le développement du Bouddhisme au Tibet et souhaitait que les enseignements en sanskrits fussent traduits et écrits en langue tibétaine. En 640, il envoya donc en Inde une délégation avec à sa tête le ministre Thoumi Sambhota. Ils étudièrent le sanskrit et les textes sacrés et à leur retour, ils avaient établis un nouvel alphabet (inspirée du sanskrit) et une nouvelle écriture. Celle-ci est toujours utilisée de nos jours. A partir de cette date, les lamas tibétains entreprirent de traduire la totalité des textes sanskrits venant de l’Inde. Cela favorisa l’effervescence intellectuelle au Tibet et l’essor du Bouddhisme.

 

L’écriture

L’alphabet tibétain comprend 30 consonnes et 8 sons voyelles. La formation des syllabes se fait par la combinaison d’une lettre racine et des lettres périphériques (lettres préfixes, suffixes, souscrites, suscrites). Il éxiste 2 styles d’écriture fondammentaux en tibétain : la Capitale (Outchen) et la cursive (Oumé) ayant plusieurs déclinaisons. On trouve la première principalement dans les textes religieux et les récits littéraires.

 

La calligraphie

La calligraphie se pratique traditionnellement avec un calame en bambou et de l’encre. Ce sont les moines qui utilisèrent les premiers les techniques de calligraphie, répondant à des critères strictes de pleins et de déliés, d’espacement et d’harmonie dans l’écriture. Ils calligraphiaient sur des livres constitués de feuillets en longueur, appelés “Péchas”. Aujourd’hui la pratique de la calligraphie tibétaine s’inscrit dans une démarche artistique, bien que celle-ci puisse être une excellente façon d’allier le calme de la méditation et le plaisir d’écrire.


Exemple d’un texte en Outchen.

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Exemple d’un texte en Oumé.

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